Pour l’autoédition de Là où dort la lumière, mon troisième roman, j’ai choisi de collaborer avec une agence éditoriale. Les précommandes s’ouvrant bientôt, il est temps de vous expliquer un peu plus en détails mon choix de rester indépendante pour cette nouvelle sortie, tout en me faisant accompagner par des professionnelles de l’édition.
Autoédition de Là où dort la lumière : pourquoi ce choix ?
La genèse de Là où dort la lumière
Tout a commencé au coeur de l’été 2025. À cette époque, le tome 1 de La Reine enchaînée, ma première duologie de dark fantasy, venait de sortir. Le tome 2, lui, s’apprêtait à rejoindre les tables des librairies, puisqu’il paraissait fin août. J’avais déjà commencé à travailler sur un nouveau projet, et puis… j’ai été frappée par la muse de l’inspiration.

Les prémisses de Là où dort la lumière me sont venues en rêve : un royaume automnal et un titre – kitsch et cliché au possible : Le Royaume de l’automne éternel. J’ai gardé l’idée de l’automne sans fin, puis j’ai tiré les fils en me laissant guider par mon intuition. Ça coulait tout seul, et ça faisait franchement du bien, après des années de galère sur l’écriture de La Reine enchaînée, et le fil à retordre que me donnait le travail préparatoire de mon autre projet.
Au fur et à mesure de la rédaction de mon premier jet, une autre idée a germé. Je me suis demandée : « Et si j’écrivais une histoire de fantasy par saison ? » Ainsi est née Aeltharys, l’univers étendu dans lequel prendront place quatre romans, chacun basé sur une saison. Les histoires seront indépendantes les unes des autres, et pourront ainsi être lues séparément, sans ordre de lecture obligatoire.
À partir de là, la question du mode de publication s’est vite imposée dans mon esprit. Si, pour La Reine enchaînée, j’avais toujours sur que je souhaitais collaborer avec une maison d’édition, pour Là où dort la lumière et les trois autres romans d’Aeltharys, c’était un peu moins clair. Finalement, au vu de l’ambition globale du projet et, plus important encore, des thèmes abordés dans ma fantasy young adult, j’ai décidé de conserver mes droits et de me lancer en indépendante.
L’autoédition : un mode de publication qui m’a toujours attirée
Avant même de prendre la décision d’autopublier Là où dort la lumière, je souhaitais déjà devenir une autrice hybride. Autrement dit, une autrice à la fois publiée en maison d’édition et autoéditée. Pourquoi ? Parce que chaque mode de publication a ses avantages et ses inconvénients.
L’édition traditionnelle (en maison d’édition) permet à un livre de bénéficier de la force de frappe d’un éditeur déjà installé. Ainsi, le roman a plus de chances de rencontrer son lectorat, grâce à la distribution en librairie et/ou à la réputation de la maison d’édition.
De plus, cela nous allège, nous, auteur·ices, d’une grande partie du travail et de la charge mentale : on se borne à retravailler notre texte, à le promouvoir en partenariat avec l’éditeur·ice et à répondre présent·es aux différents événements littéraires (dédicaces en librairies, salons, conférences, etc.). Ce qui demande déjà beaucoup d’investissement et représente un métier à part entière.
Ajoutez à cela le fait que les maisons d’édition prennent le risque financier à notre place. Ce qui signifie que ce sont elles qui investissent dans les romans qu’elles publient, sans que l’auteur·ice n’ait à débourser un centime.
Cela dit, l’édition traditionnelle présente aussi des inconvénients ; et ce sont ces inconvénients qui rendent l’autoédition attirante… et avantageuse.
Le premier, et pas des moindres : lorsqu’un·e auteur·ice signe un contrat d’édition, iel cède ses droits d’exploitation sur son texte. Ce qui veut dire, en somme, qu’il ne lui appartient plus et que l’éditeur·ice peut en faire ce qu’iel veut (dans la limite de la loi et de ce qui est indiqué au contrat, bien sûr).
L’une des conséquences directes à cela est que l’auteur·ice n’a pas son mot à dire sur : la couverture, le résumé, la stratégie de communication mise en place pour promouvoir le roman, la fabrication de l’objet-livre, etc. Même si, en pratique, on est quand même tenu·es informé·es par nos maisons d’édition et on a un minimum voix au chapitre ; mais ça ne change rien au fait qu’à la fin de la journée, c’est l’éditeur·ice qui a le dernier mot.
Bien entendu, c’est le jeu, et lorsqu’on signe un contrat d’édition, il faut accepter de jouer selon ces règles. Mais, grâce à l’autoédition, on peut justement s’en affranchir, pour garder le contrôle sur tout le processus de fabrication du livre, de son écriture jusqu’à sa promotion.
Un autre inconvénient de l’édition traditionnelle, c’est la rémunération des auteur·ices. En effet, en échange de l’exploitation de ses droits par la maison d’édition, l’auteur·ice reçoit un pourcentage sur la vente de son roman, calculé sur le prix public hors taxes (le PPHT). Ce pourcentage est souvent très bas (aux alentours de 8%, parfois plus, parfois moins). Je vous laisse donc faire le calcul : pour un roman vendu 20€ TTC (donc 18,90€ HT – la TVA sur le livre s’élevant à 5,5%) et un pourcentage fixé à 8%, un·e auteurice ne va gagner que… 1,50€ par livre !
C’est une somme dérisoire, qui nécessite de faire d’importants volumes de ventes pour espérer se dégager une rémunération.
En autoédition, l’auteurice gagne bien plus sur chaque livre vendu : cela peut aller de 50% du prix de vente au public jusqu’à… 100% !
Autopublier nos romans nous permet donc de conserver notre liberté artistique, de rester décisionnaire final et de gagner plus d’argent. En contrepartie, la charge mentale est bien plus importante, et c’est à nous, auteur·ice, qu’incombe le risque financier. C’est à nous d’investir notre argent dans notre projet, à nous de le porter et de faire en sorte qu’il trouve son lectorat.
Et pour moi, qui ai toujours été attirée par l’entrepreneuriat et qui suis indépendante depuis maintenant quatre ans, l’autoédition était un nouveau défi à relever, un nouveau terrain à explorer et une nouvelle expérience à vivre.
Autoédition de Là où dort la lumière : oui, mais pas n’importe comment
Vous l’avez donc compris : si j’ai choisi d’autopublier Là où dort la lumière, c’est pour :
- relever un nouveau défi,
- garder le contrôle créatif,
- espérer gagner plus d’argent.
Pace que Là où dort la lumière porte des thématiques qui me tiennent à coeur, et que je ne suis pas prête à lâcher-prise ou à faire de concessions sur ce texte.
Parce qu’il s’inscrit dans un projet d’univers étendu ambitieux, que je souhaite explorer à mon rythme et selon ma propre vision artistique.
Pour autant, qui dit indépendance et contrôle ne veut pas dire : travail amateur et solitude. Raison pour laquelle j’ai décidé de me faire accompagner par Lourse, l’agence éditoriale fondée par Lotalira Éditions et Andy Whou.
Une autoédition indépendante, professionnelle et engagée
Lourse est une agence éditoriale qui propose un accompagnement professionnel complet pour les auteur·ices autoédité·es, du travail éditorial jusqu’à la vente du roman. Elle défend des valeurs dans lesquelles je me retrouve, car c’est aussi la vision que j’ai pour l’autoédition de mes romans :
- le professionnalisme : avec Lourse, chaque étape de la chaîne du livre est réalisée par un·e professionnel·le certifié·e. Or, je tiens à ce que mes romans autoédités soient de la même qualité que ceux publiés en maison d’édition ;
- l’indépendance des auteur·ices : Lourse garantit cette indépendance, car les auteur·ices restent propriétaires de leurs droits. L’agence, elle, agit en tant que prestataire de service externe et est rémunérée à la mission, tout comme les autres intervenant·es ;
- la certification : Lourse est également un label de qualité. Elle garantit que le livre a été réalisé avec des professionnel·les, ce qui renforce la crédibilité des ouvrages publiés en autoédition. Et ça, pour une autrice comme moi qui souhaite s’autoéditer, c’est extrêmement rassurant ;
- les opportunités profesionnelles : un livre autopublié dans des conditions professionnelles a plus de chance d’être pris au sérieux (oui, l’autoédition souffre encore d’une mauvaise réputation et d’idées reçues bien enracinées…). Ce qui débloque des opportunités comme : être distribué dans certains points de vente physiques, participer à des événements littéraires, être hébergé sur les principales plateformes de vente, etc.
J’ai donc choisi de m’entourer de professionnelles de l’édition pour proposer un roman de qualité à mes futur·es lecteur·ices. D’autres raisons m’ont également poussée à m’entourer pour l’autoédition de Là où dort la lumière.
Autoéditer Là où dort la lumière dans les meilleures circonstances possibles
Mon métier, c’est d’écrire des histoires et d’en faire la promotion. Je ne suis donc pas compétente pour : le travail éditorial sur mes textes, les corrections orthographiques, de syntaxe, de grammaire et de conjugaison, la couverture et la mise en page, le référencement de mes livres sur les plateformes de vente, etc.
J’ai donc fait le choix de déléguer cette partie du processus à des personnes dont c’est le coeur de métier et qui sauront faire de mon manuscrit un objet-livre désirable. L’idée : mettre toutes les chances de mon côté pour que mon roman se vende, et surtout, assurer une expérience de lecture optimale à mes futur·es lecteurices.
De plus, je n’en suis pas à mon galop d’essai concernant l’entrepreneuriat. Avant l’autoédition de Là où dort la lumière, j’ai porté seule, pendant près de deux ans, un projet qui m’a conduite au burn-out. Je ne souhaite plus supporter seule une pression énorme et cumuler trop de casquettes, et je refuse de finir dans l’état de détresse psychologique dans lequel j’étais fin 2024.
Voilà pourquoi j’ai décidé de m’entourer et de me reposer sur une équipe. Le stress est ainsi divisé par deux, car je peux partager mes questionnements avec les fondatrices de Lourse, et les laisser gérer certaines parties du processus à ma place.
Les précommandes dédicacées de Là où dort la lumière arrivent
Pour conclure cet article, j’ai la joie de vous annoncer que Là où dort la lumière débarque bientôt sur Ulule… L’occasion pour vous de précommander votre exemplaire dédicacé, mais pas que ! Car de très belles surprises arrivent, et il me tarde de pouvoir vous en dire davantage…
(Comme, par exemple, vous dévoiler le résumé de l’histoire, ainsi que sa couverture… Qu’en dites-vous ? 👀)
En attendant, je vous propose de vous préinscrire à la campagne pour ne rien louper de son lancement… et des dingueries qu’on vous a préparées avec Lourse !



