Le tome 1 de La Reine enchaînée a un an depuis le 19 juin 2026 ! Le temps est passé à une telle vitesse, depuis la sortie en librairie de ma duologie de dark fantasy ! Résultat : je n’ai pas pris le temps de me poser pour savourer, ni pour faire le point sur cette période riche en émotions et en enseignements. Il est donc temps de dresser le bilan de la première année de vie de La Reine enchaînée, mon premier roman publié.

La sortie de La Reine enchaînée : un moment intense
Commençons par le commencement : la sortie de mes romans. Le tome 1 est paru le 19 juin 2025. Le tome 2, lui, est arrivé très vite après, le 22 août de la même année. Autant vous dire, donc, que ce fut un été rythmé ! En à peine trois mois, la duologie complète était disponible en librairie. Pourtant, malgré ce court laps de temps, je n’ai pas du tout vécu ces deux moments de la manière.
La parution du tome 1 de La Reine enchaînée sous le signe du stress
J’étais particulièrement nerveuse, au moment de la sortie du tome 1 de La Reine enchaînée. Le stress avait commencé à monter quelques jours avant la parution, lorsque les influenceur·ses et chroniqueur·ses littéraires ont commencé à recevoir le roman en service de presse. Lorsque j’ai vu les premières stories Instagram, les premiers posts et les premières vidéos unboxing, je me suis dit : « Ça y est. C’est vraiment en train d’arriver ».
Durant cette période, j’étais très agitée : je passais mon temps à scruter les réseaux sociaux, les plateformes d’avis et le classement du livre sur les sites de vente comme la Fnac ou Cultura.
Et puis, lorsqu’est arrivé le jour J… j’ai déclaré une otite.
La douleur n’a ensuite fait qu’augmenter, au point que j’ai effectué mes trois premières séances de dédicaces sous antibiotiques et antidouleurs (et oui, sur la photo du dessus, je suis shootée à cause des médocs). Ce n’était clairement pas ce à quoi je m’attendais pour la promotion de mes premiers livres, d’autant plus que la douleur m’empêchait de dormir. J’étais donc non seulement malade, mais aussi défoncée par le manque de sommeil et mes traitements. Bref, une vraie partie de plaisir…
Fort heureusement, cela n’a en rien entaché mon humeur : j’étais si heureuse que La Reine enchaînée, le roman de fantasy sur lequel je travaillais depuis trois ans, sorte enfin ! C’était si émouvant de tenir mon propre livre entre mes mains, de le voir en rayon et sur les tables des librairies, de le dédicacer à des lecteur·ices avides de le découvrir, l’ayant déjà lu ou commencé, ou me suivant sur Instagram.

Petit à petit, l’otite s’est calmée, et j’ai pu récupérer mes heures de sommeil, tout en me délectant des premières chroniques postées sur les réseaux sociaux et les plateformes de lecture en ligne. C’était si plaisant de lire les avis de lecteur·ices… et complètement fou, aussi ! Pendant des années, cette histoire avait vécu dans ma tête uniquement, et voilà que soudain, elle avait pris vie dans celle des autres ! Je peux vous assurer que c’est l’une des plus belles consécration, pour une jeune autrice comme moi.
Une sortie plus sereine pour le tome 2 de La Reine enchaînée
L’été a ensuite suivi son cours. L’excitation est peu à peu redescendue, et avec elle, le stress occasionné par la sortie du tome 1. Et, alors que je m’attendais à ressentir la même chose à l’approche de la parution du tome 2, je me suis en vérité sentie bien plus apaisée. Le tome 1 avait été globalement bien accueilli, et je considérais (et considère toujours, d’ailleurs) que le tome 2 était meilleur. Alors, je n’avais qu’une seule hâte : que la conclusion de la duologie sorte pour que les lecteur·ices puissent découvrir le grand final !
Cette fois-ci, pas d’otite ni de contre-coup de stress : j’ai juste profité.
La Reine enchaînée a un an… et j’en suis toujours aussi fière
L’été 2025 me paraît déjà bien loin, étant donné tout ce qu’il s’est passé depuis, aussi bien d’un point de vue professionnel que personnel. Et si ma vision du métier d’autrice, ainsi que mes aspirations, ont évolué entre temps, une constante demeure : je suis toujours aussi fière du travail que j’ai accompli sur La Reine enchaînée.
J’adore cette histoire, au point, parfois, d’ouvrir un tome au pif pour en lire quelques pages ou chapitres. J’essaie le plus possible de ne pas porter un regard critique dessus, dans la mesure où il s’agit de ma première oeuvre et qu’en un an, mon écriture a gagné en maturité. Mais c’est justement pour ça, que j’aime autant ce livre : parce que c’est le premier. Qu’il s’agisse de son univers, de ses personnages ou de son intrigue : c’est le résultat de tellement d’années de galère, d’errance et d’erreur, que je ne peux qu’observer le résultat avec fierté et compassion pour l’autrice que j’étais à cette époque.

durant la soirée Autumn Vibes.
Le bilan de La Reine enchaînée, un an après sa sortie
Dès que je regarde en arrière, je suis attendrie : par l’euphorie et le stress de la sortie, par tous les espoirs que j’ai placés dans ma duologie de dark fantasy avant même de signer mon premier contrat d’édition, par celle que j’étais à ces différentes époques, pleine de peurs, de doutes, de rêves et d’ambitions.
Aujourd’hui, j’ai un peu plus de recul sur la situation. J’ai aussi pris connaissance de la réalité du terrain, en faisant mes premiers pas dans le monde éditorial, et j’ai appris à me connaître, aussi, en tant qu’écrivaine. Ma vision du métier a évolué, tout comme la direction que je souhaite lui donner ; parce que j’ai été confrontée à quelques désillusions, ou, au contraire, parce que j’ai eu de très bonnes surprises.
Il est donc maintenant temps de dresser un bilan des points positifs et plus mitigés de cette première expérience d’autrice publiée.
Les déceptions engendrées par la parution de La Reine enchaînée
Comme toute personne pleine de rêves qui se frotte à la réalité, j’ai connu quelques désillusions. La première : mes romans n’ont pas obtenu la visibilité que j’espérais.
C’est le jeu, je le savais déjà en signant mes contrats, mais je nourrissais quand même l’espoir que La Reine enchaînée serait l’un des titres sur lesquels ma maison d’édition mettrait le paquet. Les réseaux sociaux et leurs success stories avaient rendu mes attentes très élevées : je m’attendais à une tournée promotionnelle aux quatre coins de la France, à des salons littéraires à foison, une grosse mise en avant sur les réseaux sociaux et une présence massive dans les librairies. Une petite voix me soufflait même qu’avec un peu de chance, La Reine enchaînée aurait le droit à son édition reliée collector, à une campagne de précommandes, à une cession poche et audio.
Deuxième point noir sur ce tableau, et qui est finalement un corollaire du précédent : la duologie s’est moins vendue que ce que j’espérais.
Je reçois ma reddition des comptes une fois par an. Or, La Reine enchaînée étant parue entre juin et août 2025, je ne connais les chiffres que sur une période de six mois. Il me faudra donc attendre avril 2027 pour découvrir les statistiques de l’année 2026. En attendant, je sais que les deux tomes se sont écoulés à environ 2 500 exemplaires, tous formats confondus (papier et numérique).
Pour être honnête, et sans doute parce que je n’avais pas connaissance du marché lorsque j’ai signé mes contrats d’édition, j’espérais en vendre au moins 5 000. Maintenant que j’ai plus de recul, j’ai conscience que les premiers chiffres sont bons, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est trop peu.
Encore une fois, les réseaux sociaux et leurs success stories de primo-auteur·ices qui écoulent des dizaine de milliers d’exemplaires ne sont pas étrangers à ce sentiment. C’est d’ailleurs pour cette raison que je travaille mon rapport à la réussite, et tente autant que possible de ne pas me comparer ; même si cela s’avère difficile en pratique.
Tout ce que la publication de La Reine enchaînée m’a apporté
Pour équilibrer la balance, et parce que je préfère me concentrer sur le positif, la sortie de La Reine enchaînée m’a aussi beaucoup apporté.
Tout d’abord, même si la duologie n’a pas eu la visibilité que j’espérais… elle en a quand même eue ! Au cours de l’été 2025, elle a un peu circulé sur les réseaux littéraires, notamment par l’intermédiaire des inflenceur·ses, qui publiaient du contenu à son sujet, mais aussi de lecteur·ices ayant apprécié leur lecture. J’ai adoré découvrir les jolies photos, les moodboards, les citations et les vidéos consacrées à La Reine enchaînée, ainsi que les avis parfois très enthousiastes. C’est aussi ce qui a permis à mon histoire de se faire connaître et de trouver son public.
Bien sûr, le bouche-à-oreille a aussi très bien fonctionné, notamment grâce à mes proches, qui se sont mobilisés comme jamais pour relayer l’information. Dans ma ville natale, une librairie s’est même retrouvée en rupture de stocks au bout du premier jour !
Ensuite, la parution de La Reine enchaînée m’a fait rencontrer des personnes formidables : lecteur·ices, éditeur·ices, libraires, collègues auteur·ices, etc. … J’ai eu l’occasion, au cours de l’année écoulée, de nouer des liens avec des personnes que je n’aurais sans doute jamais rencontrées. Et, dans un métier aussi solitaire que l’écriture, cet aspect humain est très précieux.
Enfin, cette année m’a aussi beaucoup apporté sur le plan personnel : j’ai fait mes premiers pas dans le monde du livre, j’ai appris à mieux me connaître en tant qu’autrice, j’ai aussi écrit un troisième roman et commencé la rédaction d’un quatrième. Bref, j’ai grandi, j’ai gagné en expérience, et surtout, je me suis rendu compte que j’étais capable : capable d’écrire et de publier des romans, capable d’en faire la promotion, et capable d’en rédiger d’autres.
La Reine enchaînée a un an… et un jour, la duologie en aura deux, puis trois, puis quatre…
Je nourris l’espoir que ma duologie vive encore longtemps, en librairie et dans l’esprit des lecteur·ices. J’ai conscience que l’existence d’un roman est courte, dans ce paysage littéraire saturé par les sorties et les traductions anglophones. Pourtant, j’y crois.
J’y crois parce que, de mon côté, je vais continuer d’en parler et d’en faire la promotion.
J’y crois parce que mes prochaines sorties donneront peut-être envie à de nouvelles personnes de découvrir La Reine enchaînée.
J’y crois parce que j’espère toujours que la duologie aura un jour droit à sa sortie poche ; et pourquoi pas, en audio ou en collector ?
Il n’est jamais trop tard, non ?



